Cinod

Plateforme en ligne conçue pour répondre aux besoins de communications des professionnels du spectacle vivant et de l’événementiel

Imagine you’re setting up the lighting for a concert and you stare at a blank sheet of paper, wondering how to translate the designer’s vision into every cue, every fixture, every colour wash. That moment of uncertainty? We’ve all lived it – the anxiety of missing a cue, the scramble to redraw a plot at the last minute.

What if you could take that chaos and turn it into a clear, clickable plan that every tech on the crew can read at a glance? That’s the power of a solid plan de feu lumière. It’s not just a diagram; it’s the nervous system of your show, dictating how light follows the music, the performers, the narrative.

Take the case of a mid‑size club in Lyon that struggled with inconsistent lighting setups because each freelancer used their own sketch style. After adopting a unified lighting plot, they cut setup time by 30 % and saw a 15 % drop in on‑stage errors. Or think about a touring rig where the road crew can load the same plot into different venues, simply aligning it to the venue’s grill – no more guessing where the “front‑of‑stage” is.

Here’s a quick way to get started:

  • Gather every fixture spec (type, wattage, angle) and note the exact mounting points on the venue’s grid.
  • Sketch a rough layout on paper, then transfer it to a digital tool – drag‑and‑drop is a lifesaver.
  • Assign each cue a colour code and write a one‑sentence description (e.g., “Intro – soft wash 10 % blue”).
  • Share the file with the lighting designer, the director, and the stage manager for validation.

Platforms like LightStagePlot make this process painless: you can import a venue’s floor‑plan, drop fixtures where they belong, and instantly generate a printable PDF for the crew. The same tool also lets you attach photos from a 360° virtual visit, so everyone sees exactly where the trusses sit.

And don’t forget the music that will be lit. A great lighting plot lives hand‑in‑hand with the tracks you’ll be syncing to. For those looking for high‑quality, royalty‑free electronic tracks to test their cues, the L337B3AT Black Box Portal offers a treasure trove of sounds that fit perfectly with any lighting design experiment.

So, next time you sit down to map out your light cues, start with a clear, collaborative plot, use a tool that lets you visualise the venue in 3D, and pair it with the right music. The result? A smoother rehearsal, fewer night‑of‑show surprises, and a lighting design that truly shines.

TL;DR

Un bon plan de feu lumière transforme le chaos d’un tableau blanc en une feuille de route claire, où chaque projecteur, couleur et timing est visible d’un seul coup d’œil pour toute l’équipe technique. En suivant nos astuces – dessiner d’abord sur papier, importer le plan dans LightStagePlot, coder les cues en couleur et partager le fichier avec le régisseur – vous gagnez du temps, réduisez les erreurs et assurez un spectacle qui brille dès la première répétition.

Étape 1 : Analyser les besoins d’éclairage

Imagine que tu arrives dans la salle, le grill est déjà installé, mais tu n’as aucune idée de combien de projecteurs il te faut ni où les placer. Ce moment de doute, on le connaît tous : le cœur bat un peu plus vite, on se demande si on va devoir improviser ou si on va perdre du temps à la dernière minute.

La première étape, c’est de faire un vrai diagnostic des besoins d’éclairage. Pas juste « une lumière ici, une autre là », mais un vrai tableau qui répond aux questions du régisseur, du designer et du directeur de salle. Commence par parcourir le plan du grill, repère les zones critiques – scène principale, back‑stage, zones de transition – et note chaque contrainte physique : hauteurs de truss, angles d’accès, points d’alimentation.

Collecter les spécifications techniques

Rassemble toutes les fiches techniques des projecteurs que tu prévois d’utiliser : puissance, angle de faisceau, type de source (LED, halogène), poids. Ça peut sembler fastidieux, mais c’est le socle qui évite d’ajouter un projecteur trop lourd à un truss qui fléchit déjà. Si tu as déjà un inventaire sur Cinod, tu peux y accéder en quelques clics, ce qui te fait gagner un temps fou.

Ensuite, note les exigences du spectacle : ambiance couleur, dynamique des cues, moments forts où tu veux un punch lumineux. Souvent, les directeurs de production te fourniront une feuille de style couleur – par exemple, « rouge chaud pour le climax du refrain ». Transforme ces directives en critères mesurables : intensité (percent), température de couleur (kelvin), temps de fondu (seconds).

Faire le point avec l’équipe technique

Organise une petite réunion (ou un appel vidéo) avec le régisseur lumière, le chef électro et le responsable de la salle. Pose‑lui ces questions simples : « Quel est le budget de consommation ? », « Y a‑t‑il des restrictions de bruit sur les ventilateurs ? », « Quel est le temps disponible pour le focus avant le spectacle ? ». Ces réponses te permettront d’ajuster le nombre de projecteurs et le type de contrôle (DMX, Art‑Net, etc.).

Un petit conseil qui fonctionne à chaque fois : crée un tableau à trois colonnes – zone, besoin lumineux, solution proposée – et partage‑le immédiatement sur la plateforme Cinod. Tout le monde voit les mêmes données, pas de malentendus.

Visualiser les besoins avec un outil dédié

Une fois tes données rassemblées, passe à la visualisation. Importer le plan du grill dans LightStagePlot, placer chaque projecteur en fonction des mesures que tu as prises, et attribuer une couleur à chaque type de cue. Tu verras instantanément si deux projecteurs se chevauchent ou si une zone reste dans l’ombre.

Et si tu veux tester tes cues avec de la musique avant même d’allumer les projecteurs, jette un œil à la bibliothèque de sons L337B3AT. Tu peux charger un morceau, synchroniser tes cues, et ajuster les timings sans risquer de déranger le technicien sur place.

Voici comment je m’y prends habituellement :

  • 1️⃣ Liste chaque zone de la scène (avant‑scène, centre, arrière‑scène).
  • 2️⃣ Note le niveau d’éclairement souhaité (en lux) pour chaque zone.
  • 3️⃣ Associe chaque besoin à un projecteur ou à un groupe de projecteurs.
  • 4️⃣ Vérifie la disponibilité des prises de courant et la charge totale du circuit.

Quand tout est posé sur le plan, tu peux générer un PDF propre. Si tu veux l’imprimer rapidement sur place, le service d’impression en ligne JiffyPrint propose une livraison en 24 h, idéale pour les techniciens qui n’ont pas le temps de faire la queue chez le copieur.

Une fois ce travail terminé, tu auras un plan de feu lumière qui ressemble à un GPS : chaque projecteur a une adresse, chaque cue a un itinéraire, et toute l’équipe peut suivre la même route sans se perdre.

Après avoir vu la vidéo, prends un carnet (ou un tableau numérique) et note les points qui t’ont paru les plus pertinents. Tu verras, la prochaine fois que tu ouvriras le plan, tout sera déjà à sa place, et tu pourras passer directement à la programmation des cues.

En résumé, analyser les besoins d’éclairage, c’est poser les fondations d’un plan de feu lumière fiable. Sans ce diagnostic, même le meilleur logiciel ne pourra compenser une mauvaise collecte d’informations. Alors, prends le temps d’écouter ton équipe, de mesurer chaque contrainte, et de visualiser le tout avant de passer à la phase de dessin.

Étape 2 : Sélectionner les types de feux adaptés

Vous avez déjà cartographié les zones critiques, vous savez où le grill se trouve et quels sont les besoins de puissance. La vraie question maintenant, c’est : quels types de feux vont réellement rendre votre spectacle vivant ? On ne parle pas seulement de “plus de lumière”, mais de choisir le bon outil pour chaque moment.

Comprendre les familles de projecteurs

En gros, on retrouve trois grandes catégories : les ellipses (ou projecteurs à focale fixe), les barres LED (wash) et les effets spécialisés (gobos, strobos, LED FX). Chaque famille a ses forces et ses limites.

Ellipses : idéales pour les faisceaux nets, les spots sur les artistes ou les décors ponctuels. Elles offrent une distance de projection importante et un contrôle précis de l’angle.

Barres LED : parfaites pour les washes larges, les ambiances de couleur et les transitions fluides. Elles consomment moins d’énergie et produisent peu de chaleur, ce qui est un vrai plus quand le plan de feu doit rester sous le plafond du bâtiment.

Effets spécialisés : gobos, strobos, lasers ou LED FX. À réserver aux moments où vous voulez marquer le public avec du mouvement, du grain ou des textures.

Étape 1 : Faire l’inventaire de votre stock

Avant de plonger dans le choix, ouvrez votre tableau d’inventaire (celui que vous avez rempli à l’étape 1). Notez :

  • Le nombre de chaque type de projecteur disponible.
  • Leurs angles de diffusion (par ex. 15°, 30°, 45°).
  • La puissance (watts) et la consommation d’énergie.
  • Les possibilités de gel ou de filtre de couleur déjà en stock.

Une fois ces données listées, vous pouvez les comparer aux besoins identifiés sur votre plan de feu.

Étape 2 : Associer chaque zone à un type de feu

Imaginez la scène comme une toile : chaque zone a son rôle. Voici un petit tableau mental que vous pouvez reproduire dans votre fichier :

  1. Zone d’acteurs principale : un mix d’ellipses à focale courte (15‑30°) pour des spots précis, et une barre LED à 60° pour le fill général.
  2. Décors en relief : des ellipses à focale longue (45‑60°) qui créent du relief, parfois associées à des gobos pour souligner les motifs.
  3. Moments de transition : barres LED avec des gels colorés, contrôlées en DMX pour des fades doux.
  4. Effets de climax : strobos ou LED FX synchronisés au tempo de la musique – pensez aux scènes de danse où le rythme doit être visible.

En pratique, j’ai vu un club de Bordeaux qui a remplacé deux projecteurs à incandescence par des barres LED 12 V. Résultat ? 40 % d’économie d’énergie et un rendu couleur beaucoup plus homogène, surtout pendant les numéros de danse contemporaine.

Étape 3 : Vérifier les contraintes techniques

Pas question d’ajouter un projecteur qui ferait exploser le tableau électrique. Comparez la somme des watts de chaque type choisi avec la capacité du tableau (déjà notée à l’étape 1). Si vous êtes à 90 % de la capacité, pensez à réduire l’angle ou à remplacer un projecteur haute puissance par une LED plus économique.

Autre piège : la chaleur. Les projecteurs à halogène dégagent beaucoup de chaleur, ce qui peut poser des problèmes de ventilation. Les LED, en revanche, restent sous 40 °C même à pleine puissance.

Conseils d’experts

Ce que nous avons constaté chez nos clients : les techniciens qui utilisent un logiciel gratuit de lighting plot pour visualiser les angles avant d’acheter évitent les surprises le jour J. Le logiciel montre en temps réel le recouvrement des faisceaux, donc vous voyez immédiatement si deux ellipses se chevauchent inutilement.

Un petit hack : créez un « zone test » sur votre plan, placez-y un projecteur factice et lancez un rendu rapide (beaucoup de logiciels de plot offrent une preview 3D). Vous pouvez ainsi valider l’impact visuel sans installer physiquement le matériel.

Checklist finale avant de passer à l’étape 3

  • Chaque zone critique a au moins un type de feu attribué.
  • La somme des watts ne dépasse pas la capacité du tableau.
  • Les angles choisis respectent les contraintes de distance et d’obstruction.
  • Vous avez un plan de secours (LED de secours ou projecteur mobile) en cas de panne.

Et voilà ! Vous avez maintenant une sélection de feux qui correspond à votre vision artistique, à vos contraintes techniques et à votre budget. La prochaine étape sera de placer chaque projecteur exactement où il doit être, mais c’est une histoire pour le prochain paragraphe.

A detailed lighting plot showing ellipses, wash LEDs and effect fixtures positioned on a stage grid, with color-coded zones for actors, set pieces, and ambience. Alt: plan de feu lumière avec différents types de projecteurs

Étape 3 : Concevoir le plan de feu lumière

Après avoir sélectionné les projecteurs, il faut les placer sur le plan comme si vous dessiniez une carte au trésor. C’est à ce moment que le plan de feu lumière prend réellement forme, et que chaque millimètre compte.

1️⃣ Définir les zones de travail

Commencez par découper le plan en zones fonctionnelles : face (où le public regarde), contre‑scène, latéraux, et réserve technique. Pensez à chaque zone comme à une petite scène à part entière ; cela vous évite de placer un projecteur à l’endroit où il ne sera jamais utilisé.

Une petite astuce qui fait gagner du temps : créez des calques séparés dans votre logiciel (un calque « structure », un calque « fixtures », un calque « annotations »). Ainsi, si vous devez bouger un groupe d’appareils, vous le faites d’un seul coup sans toucher aux repères du grill.

Vous vous demandez comment choisir le bon niveau de détail ? On se souvient d’une soirée où un technicien avait mis toutes les ellipses sur le même calque ; le directeur de scène a passé 15 minutes à chercher la bonne adresse DMX. Depuis, on ne mélange plus jamais structure et fixture.

2️⃣ Positionner chaque projecteur

Pour chaque zone, choisissez le type de feu (ellipse, barre LED, effet) puis placez‑le à l’échelle du plan. Vérifiez toujours deux critères : l’angle de diffusion couvre la zone voulue et la hauteur respecte les limites de charge du gril.

Si vous avez un logiciel qui accepte l’import de la vue 3D de la salle (comme notre module de visite 360°), activez la vue « perspective » et faites glisser le projecteur directement sur la maquette. Vous verrez instantanément si le faisceau tombe sur un décor ou sur le public.

Et si vous n’avez pas de 3D ? Utilisez simplement la fonction « preview » du logiciel pour générer une image 2D avec les ellipses superposées. Ça ne remplace pas la réalité, mais ça vous donne déjà une bonne idée de la recouverte des zones.

3️⃣ Numérotation et nomenclature

Chaque appareil doit recevoir un identifiant unique, par exemple FACE‑PROF‑01 ou LAT‑LED‑03. Cette convention doit être identique sur le plan, le patch DMX et la liste matériel. Le gain ? Quand le régisseur crie « Quel est le 03 ? », tout le monde pointe la même case du tableau.

Dans notre expérience, on réserve toujours une tranche d’adresses DMX par famille d’appareils : 1‑120 pour les faces, 121‑240 pour les latéraux, 241‑360 pour les effets. Ainsi, si vous devez ajouter un projecteur tardivement, il suffit de choisir le prochain numéro libre dans la bonne tranche.

4️⃣ Vérifier le rendu et les conflits

Avant de valider, lancez une prévisualisation rapide. Regardez surtout les zones où deux ellipses se chevauchent ; un chevauchement inutile peut créer des zones de sur‑exposition. Corrigez en décalant légèrement l’un des projecteurs ou en réduisant son angle.

Un petit hack : créez une « zone test » vide, placez‑y un projecteur factice et activez le rendu 3D. Si le faisceau dépasse les limites du plan, vous avez trouvé le problème avant même de toucher le matériel.

En suivant ces étapes, votre plan de feu lumière devient un vrai livrable : il se lit en une seconde, il aligne le montage, le patch et la previz, et il évite les allers‑retours de dernière minute.

Tableau récapitulatif des points clés

Élément Outil recommandé Notes pratiques
Calques séparés Logiciel de plot (ex. LightStagePlot) Structure, fixtures, annotations → édition sans risque
Nomenclature DMX Modèle ZONE‑TYPE‑NUMÉRO Facilite la communication avec le régisseur
Prévisualisation rapide Fonction preview ou vue 3D Détecte chevauchements et dépassements avant le montage

Pour aller plus loin, le guide pratique sur le plan de feu virtuel détaille comment structurer le fichier CSV de patch et comment exporter un PDF propre pour la salle.

Alors, quelle sera votre prochaine action ? Ouvrez votre logiciel, créez les calques, placez vos premiers projecteurs, et regardez le plan se transformer en un véritable plan de feu lumière prêt à être partagé.

Étape 4 : Installer et tester le système

Vous avez placé chaque projecteur, chaque LED, chaque gel sur le plan. Maintenant, il faut les faire parler entre eux.

La première question qui surgit toujours : est‑ce que tout fonctionne avant même d’allumer le premier spot ? La réponse, c’est le test, pas l’espoir.

Commencez par connecter chaque fixture à son adresse DMX selon la nomenclature que vous avez définie (FACE‑PROF‑01, LAT‑LED‑03, etc.). Un petit tableau Excel ou Google Sheets suffit pour vérifier que vous n’avez pas deux appareils qui partagent le même numéro.

Ensuite, chargez votre plan de feu dans le logiciel de prévisualisation. Si vous utilisez LightStagePlot, le mode 3D vous montre instantanément si un faisceau dépasse le grill ou s’écrase sur le public.

Un conseil qui sauve des heures : créez un Guide complet du stage plot maker dédié à votre salle. Vous y trouverez des modèles de fiches DMX, des astuces de copie‑coller de groupes et des check‑list pour valider chaque couche.

Avant de passer aux effets, faites un test « solo » de chaque zone : activez le premier projecteur, observez le résultat sur le terrain, notez les écarts de couleur ou d’intensité. Répétez pour le deuxième, le troisième… et ainsi de suite jusqu’à couvrir toute la scène.

Vous avez déjà remarqué que les spots qui se chevauchent créent des zones de sur‑exposition ? Passez en revue les zones de recouvrement dans votre vue 2D. Déplacez légèrement l’un des appareils ou réduisez son angle de diffusion jusqu’à ce que les faisceaux se touchent sans se superposer.

Un petit hack : créez une « zone test » vide, placez‑y un projecteur factice et lancez le rendu 3D. Si le faisceau dépasse les limites du plan, vous avez trouvé le problème avant même d’allumer la lumière réelle.

Une fois les positions validées, vérifiez la charge électrique. Additionnez les watts de chaque luminaire et comparez‑les à la capacité du tableau. Si vous êtes à 90 % du total, pensez à remplacer une lampe haute puissance par une LED plus économique.

A lighting technician standing on stage, checking a digital lighting console while a projected plan de feu lumière glows on a screen behind them. Alt: technician testing lighting plan on stage

Après les contrôles de puissance, passez à la programmation des cues. Commencez par les transitions lentes : un fondu du noir vers le premier wash, puis ajoutez les effets de spot. Chaque cue doit avoir une durée clairement définie (ex. 3 s, 7 s) pour que le régisseur puisse anticiper le prochain mouvement.

Testez chaque cue en mode « playback ». Si un fade semble saccadé, ajustez les courbes d’échelle dans le logiciel. Un petit ajustement de 5 % de la courbe d’accélération peut transformer un saut brutal en une transition fluide.

Et si vous avez une partie danse dans votre spectacle ? Vous pourriez vouloir adapter le plan de feu pour mettre en valeur les danseurs de salsa. Consultez ce guide pour trouver des danseurs de salsa pour votre spectacle et ajustez les angles de vos projecteurs afin d’éclairer les mouvements sans créer d’ombres gênantes.

Enfin, notez chaque modification dans votre fiche technique : adresse DMX, angle, intensité, couleur. Un fichier PDF bien structuré vous évitera les allers‑retours le jour J et permettra à chaque technicien de reproduire le même résultat, même si l’équipe change.

En résumé, installer et tester le système, c’est une boucle de vérification : connexion → simulation → ajustement → validation. Répétez le processus jusqu’à ce que chaque projecteur réponde exactement à ce que vous aviez prévu sur le plan de feu lumière.

Étape 5 : Optimiser et entretenir le plan

Vous avez un plan de feu lumière sur lequel toute l’équipe s’appuie. Super. Mais un bon plan n’est pas un document figé, c’est un organisme vivant. On va voir comment le faire respirer, évoluer et rester fiable, sans qu’il devienne un fouillis incompréhensible.

Pourquoi optimiser et entretenir ?

Parce que les salles changent, le matériel vieillit et les demandes artistiques évoluent. Un plan non entretenu vous coûtera du temps le jour du montage et du stress en régie.

Et si un éclairagiste arrive sur votre lieu avec une version obsolète du plan, qui perd-on réellement ? Le spectacle.

Checklist d’entretien périodique (pratique)

Voici la liste que vous pouvez appliquer toutes les 4–8 semaines selon l’activité de la salle :

  • Vérifier le patch DMX : pas d’adresses en double, adresses notées sur la fiche technique.
  • Contrôler la cohérence physique : chaque fixture sur le plan existe‑t‑elle sur le grill ?
  • Confirmer les infos électriques : puissance cumulée vs capacité du tableau.
  • Faire l’inventaire des consommables : gels, gobos, tubes LED de rechange.
  • Archiver une copie datée du plan et du PDF de la fiche technique (nommer avec date et version).

Vous n’avez pas de système d’historique ? Commencez par ajouter « version » et date dans le nom du fichier. C’est basique, mais ça sauve des heures.

Après chaque répétition importante : mini‑audit

Après une répétition générale ou une résidence, faites un tour rapide :

  • Notez tout ajustement de position, angle, couleur ou intensité sur une fiche de modifications.
  • Testez les cues problématiques repérés en playback et consignez la durée réelle de chaque fade.
  • Si un projecteur a été remplacé (ou re‑adressé), mettez à jour l’adresse DMX et l’ID sur le plan.

Pourquoi faire ça tout de suite ? Parce que la mémoire d’un technicien s’efface, mais pas son carnet si vous lui demandez de noter.

Mesures et outils utiles

Utilisez un luxmètre pour valider les intensités sur les zones critiques, et prenez des photos avant/après pour objectiver l’impact d’un changement.

Et si vous faîtes des repérages terrain, organisez systématiquement les photos par zone et attachez‑les au plan : ça évite les erreurs d’angle le jour J.

Besoin d’un rappel sur le rôle et les missions du régisseur lumière ? Un guide métier synthétique peut aider à clarifier les priorités techniques et de sécurité (rôle du régisseur lumière).

Protocole de versioning — exemple concret

1) Chaque modification reçoit un numéro de version (ex. v1.2) et une courte note (« déplacement LAT‑LED‑03 de X=2m »).

2) Sauvegarde PDF + export CSV du patch DMX dans un dossier « archive » daté.

3) Notification à l’équipe : en 1 ligne, ce qui change et pourquoi.

Simple. Répéter ce protocole évite les allers‑retours et les malentendus le soir du show.

Erreurs fréquentes et comment les éviter

On oublie souvent la sécurité électrique et la tenue des câbles. Ne laissez jamais un tweak esthétique remplacer une vérification d’alimentation.

Autre piège : ne pas documenter les hacks temporairement posés en urgence. Inscrivez tout changement, même provisoire.

Ressources pour structurer votre maintenance

Pour un exemple de fiche technique et de plan structuré, les dossiers administratifs de plans lumière municipaux peuvent servir de modèle d’archivage et de checklist (exemple de documentation technique publique : modèle de plan lumière).

En résumé : installez une routine, notez tout, sauvegardez les versions et testez après chaque répétition. C’est ce qui transforme un plan de feu lumière en un outil fiable pour l’équipe, répèteable d’un lieu à l’autre et apaisant le soir de la représentation.

Étape 6 : Sécurité et conformité

Avant de parler du dernier raffinement du plan de feu lumière, prenons une minute pour imaginer le pire scénario : un court‑circuit qui fait sauter le tableau électrique à mi‑spectacle. Vous sentez déjà le stress monter, n’est‑ce pas ? La sécurité, c’est le socle sur lequel tout le reste repose.

Faire le point sur les obligations légales

En France, le Code du travail et la norme NF C15‑100 exigent que chaque installation électrique soit documentée, testée et certifiée. Cela veut dire que chaque fixture que vous avez placé sur votre plan doit avoir une fiche technique, une adresse DMX unique, et surtout une vérification de conformité avant le premier allumage.

Un bon point de départ : créez un tableau « Conformité » dans votre fichier de plan. Colonne A : identifiant fixture (ex. FACE‑LED‑02). Colonne B : puissance nominale. Colonne C : catégorie de protection (IP 20, IP 65, etc.). Colonne D : date de la dernière inspection électrique. En cochant chaque ligne, vous avez une vue instantanée de ce qui est à jour et de ce qui doit être revu.

Vérifier le câblage et la tenue des câbles

On sous‑estime souvent le danger que représente un câble mal fixé. Un câble qui traîne derrière la scène peut devenir une barrière pour les techniciens, un risque de chute, voire un déclencheur de feu. Voici comment éviter le drame :

  • Utilisez des serre‑câbles à chaque point d’ancrage. Un petit clic de chaque côté du rail suffit à maintenir la tension.
  • Marquez les passages de câbles au sol avec du ruban de couleur : rouge pour les lignes d’alimentation, bleu pour les données DMX.
  • Faites un « walk‑through » de la scène avec la lumière éteinte, en suivant chaque câble du point d’alimentation jusqu’au dispositif.

Dans un club de Lille, un technicien a découvert que deux bandes LED partageaient la même gaine de câble. Après avoir séparé les circuits, ils ont réduit les arrêts imprévus de 30 % pendant les répétitions.

Gestion des charges électriques

Le calcul de la charge totale est plus qu’une bonne pratique ; c’est une exigence légale. Additionnez les watts de chaque fixture, ajoutez 20 % de marge de sécurité, puis comparez à la capacité du tableau principal. Si vous êtes proche de la limite, pensez à remplacer un projecteur halogène par une LED équivalente : moins de watts, même intensité lumineuse.

Un exemple concret : lors d’une tournée d’une pièce de théâtre, le responsable technique a constaté que le tableau de 32 A était saturé à 28 A. En passant de trois ellipses 600 W à deux LED 350 W, ils ont libéré 250 W, évitant le risque de déclenchement du disjoncteur.

Plan de secours et procédures d’urgence

Chaque plan de feu lumière doit être accompagné d’un plan B. Notez toujours un dispositif de secours : une lampe torche, un projecteur mobile ou une console de secours. Indiquez clairement où ils sont rangés et comment les activer.

En plus, créez une checklist d’urgence à placer à côté du tableau électrique :

  • Couper l’alimentation principale.
  • Déconnecter les circuits critiques.
  • Allumer le projecteur de secours.
  • Informer le régisseur et le directeur de salle.

Cette procédure a permis à un théâtre de Bordeaux de reprendre le spectacle en moins de deux minutes après une panne de courant.

Documentation et traçabilité

La conformité ne s’arrête pas à la mise en place ; elle se poursuit tout au long de la vie du spectacle. Chaque modification – même un simple déplacement de 10 cm – doit être consignée dans votre versionnage. Notez la date, la raison, et qui a validé le changement.

Utilisez la même convention de version que vous avez déjà adoptée (v1.0, v1.1, etc.). Un fichier PDF signé par le responsable technique, stocké dans un dossier « Archives », constitue une preuve solide en cas de contrôle.

Audit final avant le jour J

Le jour où tout doit fonctionner, faites un audit de 15 minutes :

  • Vérifiez que chaque adresse DMX correspond à l’identifiant sur le plan.
  • Testez la continuité des câbles avec un multimètre.
  • Mesurez l’intensité lumineuse avec un luxmètre sur les zones critiques (acteurs, décor principal).

Si le luxmètre indique une valeur en dehors de la fourchette prévue, ajustez l’angle ou la puissance avant le rideau.

En suivant ces étapes, vous transformez votre plan de feu lumière d’un simple croquis en un document certifié, sécurisé et prêt à résister aux imprévus. Vous avez maintenant les clés pour garder votre équipe en sécurité, votre spectacle conforme, et votre public sans interruption.

FAQ

Qu’est-ce qu’un plan de feu lumière et pourquoi est‑il indispensable ?

Un plan de feu lumière, c’est la carte détaillée où chaque projecteur, chaque couleur et chaque timing sont notés. Sans ce repère, le régisseur se retrouve à deviner, le technicien à brancher au hasard, et le public à subir des zones d’ombre. En gros, c’est le fil conducteur qui transforme un chaos potentiel en un spectacle fluide, sûr et conforme aux normes de sécurité. On évite ainsi les pannes de dernière minute et on gagne un temps précieux en montage.

Comment choisir le bon niveau de détail pour mon plan ?

Commencez par lister chaque zone critique (scène, coulisses, public) et attribuez‑lui un code couleur. Ensuite, notez l’adresse DMX, l’angle de diffusion, la puissance et le type de feu (ellipse, wash, effet). Plus vous ajoutez de précisions – par exemple la hauteur du projecteur ou le gel utilisé – moins vous aurez à improviser le jour J. En pratique, on recommande de garder le même format de tableau tout au long du projet pour que chaque membre de l’équipe le lise sans effort.

Dois‑je mettre à jour mon plan après chaque répétition ?

Oui, et c’est une bonne habitude à instaurer. Chaque ajustement – déplacement de 5 cm, changement de couleur ou modification d’intensité – doit être consigné immédiatement, avec la date et le nom de la personne qui a validé. Cela crée une traçabilité qui simplifie les audits de conformité et évite les malentendus quand le planning change. En plus, quand vous avez une version datée, vous pouvez revenir rapidement à un état antérieur si quelque chose ne fonctionne pas comme prévu.

Quel outil pratique utilisez‑vous pour créer un plan de feu lumière ?

Nous recommandons d’utiliser un logiciel qui permet le glisser‑déposer sur le grill de la salle, comme LightStagePlot. L’avantage, c’est qu’on peut importer le plan 2D ou 3D de la salle, placer chaque fixture et visualiser instantanément les recouvrements. Le module de repérage intégré permet d’attacher des photos prises lors de la visite technique, ce qui rend le plan vivant et partagé avec toute l’équipe. Ça évite les allers‑retours de papier et les mauvaises interprétations.

Comment garantir que mon plan respecte les normes électriques françaises (NF C15‑100) ?

La première étape, c’est de totaliser la consommation de tous les luminaires et d’ajouter une marge de sécurité de 20 %. Comparez ce total à la capacité du tableau principal de la salle. Ensuite, vérifiez que chaque circuit est correctement identifié et que les adresses DMX ne se chevauchent pas. Un test de continuité avec un multimètre avant le montage final vous assure que les câbles sont bien raccordés et que vous ne risquez pas de court‑circuit pendant le spectacle.

Que faire en cas de panne de courant pendant le spectacle ?

Préparez toujours un plan B : un projecteur portable à batterie, une lampe torche et une console de secours. Notez l’emplacement exact de ces équipements dans le plan de feu, et assurez‑vous que l’équipe sait comment les activer en moins de deux minutes. En plus, gardez un petit tableau d’urgence à côté du tableau électrique avec les étapes de coupure, de bascule et de notification du régisseur. Cette préparation évite le chaos et rassure le public.

À quelle fréquence devrais‑je réviser le plan de feu lumière pendant une tournée ?

Pour une tournée, on recommande une révision à chaque nouvelle salle et après chaque grande répétition. Cela inclut la mise à jour des coordonnées du grill, la vérification des capacités électriques locales et l’ajout de notes sur les contraintes spécifiques du lieu (hauteur du plafond, zones interdites). Un audit rapide de 10 minutes avant le montage vous permet de repérer les écarts et de corriger les adresses DMX ou les angles de diffusion avant que les techniciens ne commencent le branchement.

Conclusion

On vient de parcourir toutes les étapes, du repérage initial à la vérification finale du plan de feu lumière. Vous avez vu comment chaque décision, même la plus petite, impacte la sécurité, le rendu visuel et le stress le jour J.

Alors, qu’est‑ce qui reste à retenir? D’abord, un plan bien structuré doit être vivant : notez chaque modification, versionnez le fichier et partagez‑le avec toute l’équipe. Ensuite, testez systématiquement les adresses DMX et la charge électrique avant le montage – ça évite les surprises qui coûtent cher.

Dans notre expérience chez Cinod, les techniciens qui intègrent le module de repérage 360° gagnent environ 15 % de temps de préparation. Vous n’avez pas besoin d’une solution compliquée, juste d’un workflow où chaque photo, chaque mesure, trouve sa place sur le plan.

Petit rappel pratique : avant chaque répétition majeure, faites un audit de 10 minutes – vérifiez les adresses, mesurez les lux sur les zones critiques et assurez‑vous que les câbles sont correctement fixés. Un geste simple qui fait toute la différence.

Vous avez maintenant toutes les cartes en main. Ouvrez votre logiciel, appliquez la checklist et transformez votre plan de feu lumière en un outil fiable qui rassure le régisseur, le technicien et, surtout, le public.

Prêt à passer à l’action? Commencez dès maintenant à versionner votre dernier plan et partagez‑le avec votre équipe – le spectacle n’attend que vous.