Cinod

Plateforme en ligne conçue pour répondre aux besoins de communications des professionnels du spectacle vivant et de l’événementiel

Imagine you’re about to light up a concert hall and the only thing missing is a clear roadmap for every spot‑light, wash and effect.

That roadmap is what the industry calls a lighting plot, and without it you’re basically flying blind in a dark room.

Most technicians have seen a scribbled sheet that looks like a child’s drawing and wondered, “How do we turn this mess into a flawless show?”

The truth is, a good lighting plot does three things: it tells you where each fixture lives, how it’s programmed, and what cues it follows.

When you can visualise the whole rig on a virtual grid, you instantly spot conflicts – like two moving heads aiming at the same spot or a truss overloaded with weight.

That’s why venues and freelance light techs swear by digital tools that let you drag‑and‑drop fixtures, assign channels and export PDFs in minutes.

If you’re still using pen and paper, you’re missing out on speed, accuracy and the peace of mind that comes from a clean, shareable file.

Luckily, there’s a short list of free solutions that cover everything from basic 2‑D layouts to 3‑D virtual tours – perfect for budgets that can’t swallow pricey software.

Take a look at our curated article on 10 Free Lighting Plot Software Options for Event Planners – it breaks down each tool, its strengths and when you’d actually want to use it.

So, picture yourself opening the app, dropping a moving head onto the stage grid, assigning it to channel 12 and instantly seeing how it will blend with the LED wall.

You’ll notice the anxiety melt away because you now have a concrete plan to show the director, the electrician and even the venue manager – everyone speaks the same visual language.

Ready to stop guessing and start designing with confidence? Let’s dive in and turn that chaotic sheet into a polished lighting plot that makes every show shine.

TL;DR

Un lighting plot bien pensé convertit le chaos d’une feuille griffonnée en une carte claire montrant chaque projecteur, son programme et ses cues.

Avec des logiciels gratuits 2‑D ou 3‑D, vous économisez du temps, évitez les conflits et partagez en direct un fichier fiable avec toute l’équipe de la production.

Étape 1 : Comprendre les besoins d’éclairage et le cahier des charges

Vous vous retrouvez devant la salle, les plans du décor en main, et vous vous dites : « Par où commencer ? » C’est exactement le moment où le cahier des charges devient votre meilleur ami.

Avant même d’ouvrir le logiciel de lighting plot, prenez le temps d’écouter les attentes du metteur en scène, du directeur technique et du responsable du venue. Vous allez découvrir que chaque détail compte : la couleur d’ambiance pour la scène d’ouverture, la puissance des washes pour le climax, et même les restrictions de charge sur la truss.

1. Recueillir les contraintes techniques

Commencez par un tour rapide du site : mesurez la largeur de la scène, notez la hauteur du plafond, repérez les points d’alimentation électrique. Notez les limites de poids sur chaque colonne ; un dépassement peut coûter cher en temps et en sécurité.

Ensuite, demandez quels types de projecteurs sont déjà disponibles. Un lot de PAR LED, quelques moving heads, peut‑être un projecteur à découpe. Savoir ce que vous avez évite de commander du matériel inutile.

2. Identifier les besoins artistiques

Pensez aux moments clés du spectacle : l’entrée du premier artiste, le changement de décor, le final pyrotechnique. Chaque instant a besoin d’un éclairage qui le soutient. Posez‑vous la question : « Quel sentiment veut‑on créer à cet instant ? » Si vous imaginez un effet de chaleur, un wash rouge intense sera votre allié.

Notez aussi les exigences de synchronisation avec le son ou la vidéo. Un cue qui déclenche un effet strobé au beat du bass doit être clairement indiqué dans le cahier des charges.

3. Rédiger le cahier des charges

Structurez le document en trois parties : contraintes techniques, besoins artistiques, et spécifications de programmation. Utilisez des tableaux simples : colonne « Élément », « Quantité », « Position », « Canal DMX », « Notes ». Ça paraît basique, mais c’est un vrai gain de temps lorsqu’on passe à la phase de dessin du lighting plot.

Un petit tip : ajoutez une colonne « Priorité » (haute, moyenne, basse). Vous saurez rapidement ce qui peut être sacrifié si le budget devient serré.

Voici comment pourrait ressembler une ligne :

Moving head 1 | 2 units | Truss A‑2 | Channel 12‑13 | Spotlight sur le soliste, priorité haute.

4. Vérifier avec l’équipe

Avant de clore le cahier, organisez une courte réunion. Partagez le tableau, demandez si quelqu’un voit un conflit – par exemple, deux projecteurs qui veulent la même position ou une charge qui dépasse les limites. Ce petit check‑in évite de devoir refaire le diagramme plus tard.

Et oui, c’est parfois le moment où l’on réalise qu’on a oublié de demander la couleur du rideau. Mais mieux vaut le découvrir ici que quand le rideau est déjà monté.

Une fois que tout le monde signe, vous avez une base solide pour créer votre lighting plot.

Et pour visualiser concrètement ce que vous venez de collecter, voici une courte vidéo qui montre comment transformer ces notes en un premier layout :

En suivant ces étapes, vous évitez le piège du « plan à l’arrache » qui finit toujours par créer des retards le jour J. Vous avez maintenant un cahier des charges clair, complet et approuvé ; le reste du processus de création du lighting plot devient simplement une question de glisser‑déposer.

Enfin, gardez ce conseil en tête : le cahier des charges n’est pas figé. Si le metteur en scène change d’idée ou si la salle impose une nouvelle contrainte, mettez à jour le tableau et informez l’équipe immédiatement. La flexibilité, c’est la vraie clé du succès.

Un technicien d'éclairage analysant un plan de scène sur un ordinateur portable, entouré de projecteurs, avec des notes manuscrites et un casque de protection. Alt: technicien éclairage cahier des charges lighting plot planification

Étape 2 : Sélectionner les équipements et les positions de lumière

Faire l’inventaire de ce que vous avez déjà

Avant de commencer à placer quoi que ce soit, ouvrez votre cahier des charges et notez chaque type de projecteur que le site possède déjà : PAR, moving‑head, LED wash, spots, etc.

Vous serez surpris de voir à quel point un simple tableau Excel (ou le tableau de votre logiciel de lighting plot) peut vous sauver la mise quand vous devez vérifier la puissance totale ou la répartition des angles.

Vous avez déjà repéré un luminaire Edge Series de Cree qui délivre jusqu’à 33 208 lm : notez-le, il pourra très vite devenir votre référence d’éclairage de façade.

Choisir le bon type de lampe pour chaque zone

Un « wash » à large diffusion sert à peindre le sol ou les murs, alors qu’un spot à focale courte met en valeur un logo ou un soliste.

Pensez à la fonction première de chaque espace : entrée, scène, coulisses, zone d’accueil. Posez‑vous la question : « Quel effet je veux créer ? » Si c’est une ambiance chaleureuse, privilégiez des LED à 2 700 K ; pour du dynamisme, passez à 5 700 K.

Ne vous laissez pas guider uniquement par la puissance en watts ; le rendu lumineux (CRI, température de couleur) compte souvent plus que les chiffres.

Positionner chaque instrument, un pas à la fois

Commencez par les points fixes : les trusses au plafond, les colonnes de soutien, les structures de toit. Marquez chaque point de fixation sur votre plan à l’échelle.

Ensuite, placez les moving‑heads en fonction des zones de couverture : un à 45° pour couvrir le côté gauche, un à 90° pour le centre.

Utilisez la règle du « 30 % de recouvrement » : chaque zone doit être éclairée par au moins deux sources afin d’éviter les ombres gênantes.

Vérifier les contraintes physiques et de sécurité

Regardez les hauteurs de plafond, les charges admissibles des trusses et les distances de sécurité par rapport au public. Le plan doit respecter les normes locales ; par exemple, la ville d’Ottawa exige un écart minimum de 1,5 m entre la lumière et les zones d’accès (voir les exigences de la politique d’éclairage d’Ottawa).

Si un luminaire dépasse la charge maximale du pont, déplacez‑le ou choisissez un modèle plus léger.

Ne négligez pas les câbles : prévoyez des chemins de câblage qui ne bloquent pas les issues de secours.

Utiliser les données du cahier des charges comme fil conducteur

Chaque ligne du cahier des charges (puissance, couleur, angle, nombre de canaux DMX) doit être reportée dans votre lighting plot. Cela évite les surprises le jour J.

Un petit tableau de suivi – couleur, nombre de fixtures, position X/Y – vous permet de cocher chaque item au fur et à mesure.

Quand vous avez fini, faites un « run‑through » virtuel : activez chaque groupe dans votre logiciel et assurez‑vous que les zones sont bien couvertes et que les transitions sont fluides.

Petite astuce de pro : le test à l’échelle

Si vous avez un doute sur la répartition, projetez une maquette 1 :50 sur papier millimétré. Placez des points colorés où chaque luminaire doit aller ; vous verrez immédiatement les zones qui se chevauchent trop ou qui restent à l’ombre.

Et voilà : votre plan d’éclairage est maintenant un vrai blueprint, prêt à être partagé avec l’équipe technique, le régisseur lumière et le directeur de production.

Étape 3 : Créer le schéma du lighting plot avec un logiciel

Vous avez déjà aligné vos luminaires sur le cahier des charges, maintenant il faut les faire parler sur un écran.

Vous vous demandez comment transformer ces notes en un vrai schéma interactif sans perdre une miette ? C’est exactement ce que nous allons faire, étape par étape, avec le logiciel qui vous convient.

Choisir le bon logiciel

Il existe des solutions gratuites qui offrent le glisser‑déposer, la gestion des canaux DMX et l’export PDF. Si vous avez un budget serré, commencez par un outil 2D simple ; il suffit d’une grille en plancher et d’une bibliothèque de fixtures.

Pour les projets plus complexes, un logiciel 3D vous permet de visualiser les angles d’éclairage et les collisions de faisceaux. L’avantage, c’est que vous pouvez tester les mouvements des moving‑heads avant même d’arriver sur site.

Définir la grille et les unités

La première chose à faire, c’est calibrer la grille du logiciel à la vraie taille de votre scène. Entrez la largeur, la profondeur et la hauteur en mètres, puis choisissez une résolution – par exemple 0,5 m par case.

Ensuite, créez des calques pour les trusses, les colonnes et les zones de sécurité. Cela vous donne un aperçu clair de où chaque point d’accroche peut accueillir un luminaire.

Placer les fixtures

À partir de votre tableau Excel, importez ou saisissez manuellement chaque fixture : type, puissance, canal DMX, couleur désirée.

Glissez chaque luminaire sur la grille en respectant les coordonnées X/Y que vous avez notées. N’oubliez pas de régler l’inclinaison et le pan/tilt pour reproduire la couverture que vous aviez dessinée à la main.

Un petit conseil de pro : utilisez la fonction « snap to grid » pour aligner rapidement les spots parallèlement aux trusses. Vous verrez immédiatement si deux unités se superposent ou si un câble risque de passer sous un autre.

Vérifier les conflits et exporter

Une fois tous les éléments en place, lancez le « run‑through » du logiciel : activez chaque groupe de fixtures et observez les zones d’éclairage. Si vous repérez des zones d’ombre, ajustez la position ou ajoutez une lampe de secours.

Contrôlez aussi la charge totale par truss – la plupart des programmes affichent un indicateur de poids en temps réel. Corrigez les dépassements avant de valider le plan.

Quand tout est cohérent, exportez le schéma au format PDF ou CSV. Vous avez alors un document prêt à être envoyé au régisseur, à l’électricien et au directeur de production.

Fonctionnalité Option / Outil Note pratique
Grille 2D calibrée PlanMaker (gratuit) Facile à configurer, idéal pour petits spectacles
Visualisation 3D avec collisions LightDesigner Pro (version d’essai) Permet de tester les mouvements des moving‑heads
Export PDF/CSV AnyPlot (intégré) Partage immédiat avec toute l’équipe technique

En résumé, le logiciel ne remplace pas votre réflexion, il la rend visible et partageable. Prenez le temps de paramétrer correctement la grille, d’importer chaque fixture et de faire un dernier contrôle des poids. Ainsi, le jour J, vous n’aurez plus qu’à cliquer sur « Go » et laisser le lighting plot guider toute l’équipe.

Alors, quel outil allez‑vous tester en premier ? L’idée, c’est de choisir celui qui correspond à la taille de votre projet et de le faire travailler pour vous, pas l’inverse.

Étape 4 : Optimiser la distribution de la lumière et les réglages

Bon, on a placé nos projecteurs, on a vérifié les poids, et on a exporté le plan. Mais il y a encore un petit pas qui fait toute la différence : s’assurer que chaque faisceau couvre exactement la zone prévue, sans laisser de points noirs ni créer d’éblouissements.

Analyser la répartition initiale

Commencez par activer chaque groupe dans votre logiciel et observez la « heat map » de lumière. Vous verrez immédiatement les zones trop fortes (souvent près des trusses) et les zones d’ombre (coins du plateau, gradins bas).

Une astuce que j’utilise : je note chaque zone problématique sur un post‑it jaune, puis je les colle directement sur l’écran virtuel. Ça rend le problème visible et tangible.

Répartir les faisceaux avec la règle du 30 %

Vous avez sûrement entendu parler du recouvrement de 30 %. En pratique, cela veut dire que chaque point du décor doit recevoir la lumière d’au moins deux projecteurs. Cela évite les « taches sombres » quand un fixture tombe en panne.

  • Identifiez les zones critiques (soliste, tableau de fond, entrée).
  • Vérifiez que chaque zone a au moins deux sources qui se chevauchent légèrement.
  • Ajustez l’angle de pan/tilt jusqu’à obtenir ce recouvrement.

Et si vous avez un moving‑head qui couvre déjà tout, pensez à ajouter un wash à faible intensité pour « remplir » les transitions.

Affiner l’intensité et la température de couleur

Une fois la géométrie réglée, jouez sur les valeurs DMX : dimmez les zones qui débordent, augmentez légèrement les zones d’ombre. N’hésitez pas à tester différents CT (température de couleur) : un blanc neutre 5600 K pour les passages, un blanc chaud 3200 K pour les ambiances intimistes.

Si vous avez besoin d’une référence, EPODE explique comment choisir le bon concept lumineux pour chaque projet, en insistant sur l’équilibre entre efficacité et ambiance.

Vérifier les interférences et le flare

Regardez les angles morts entre deux fixtures : parfois deux spots pointés trop près l’un de l’autre créent un flare désagréable. Baissez légèrement l’inclinaison ou décalez le pan de quelques degrés.

Et n’oubliez pas les surfaces réfléchissantes : un écran blanc peut renvoyer la lumière vers le public, alors qu’un rideau noir absorbe. Ajustez les réglages en fonction du décor.

Créer un tableau de réglages rapides

Pour éviter de perdre du temps le jour J, exportez un petit CSV avec les valeurs DMX clés : canal, pan, tilt, dim, couleur. Vous pourrez alors copier‑coller ces valeurs dans la console ou le logiciel de contrôle.

En plus, gardez ce tableau à portée de main pendant le sound‑check : un rapide « c’est bon, on passe à 80 % du dim » évite les allers‑retours.

Faire le run‑through final

Allumez tout, du premier cue au dernier, comme si le public était déjà là. Marquez chaque moment où vous sentez que la lumière « manque » ou « éblouit ».

Notez les ajustements, appliquez‑les, et refaites le test. Répétez jusqu’à ce que chaque transition soit fluide.

Et voilà : votre lighting plot n’est plus juste un schéma, c’est une machine à émotions, prête à être déclenchée.

A realistic 3D rendering of a concert lighting plot on a digital screen, showing overlapping light beams and DMX channels. Alt: lighting plot distribution optimization visualisation

Étape 5 : Vérifier le lighting plot sur le plateau

Après toutes ces heures passées à placer des fixtures dans le logiciel, le moment crucial arrive : le test réel sur le plateau. C’est ici que le plan devient du papier… ou du pixel ? En d’autres termes, on passe du « ça a l’air bien » à « ça fonctionne vraiment ».

Alors, comment s’assurer que chaque spot, chaque wash, chaque effet réagit exactement comme prévu, sans surprise de dernière minute ? On va décortiquer le processus en quelques gestes simples, mais efficaces.

Préparer le terrain avant de monter les projecteurs

Avant même de soulever la première tête mobile, fais un rapide « walk‑through » du plan. Vérifie que chaque point d’accroche indiqué dans le lighting plot correspond à un point d’ancrage réel sur le truss ou la structure. Si le plan indique “Truss A‑2 à 3 m du bord”, mesure deux fois, coupe une fois. Un petit mémo écrit à la main – même un post‑it – peut sauver un câble et éviter un déséquilibre.

Ensuite, prépare ton console ou ton logiciel de contrôle. Import‑le CSV que tu as exporté plus tôt, puis crée un groupe de test « Vérif‑Plateau ». L’idée, c’est de pouvoir activer tout le réseau d’un seul bouton et de voir immédiatement où ça coince.

Et si tu as des fixtures à spectre variable, garde à l’esprit les métriques de rendu de couleur. Le guide de l’IES sur la méthode TM‑30 montre comment des indicateurs comme Rf ou Rcs peuvent aider à choisir les lampes qui resteront fidèles à l’intention artistique, même quand on les pousse à fond .

Faire le run‑through lumineux comme si le public était déjà là

Allume tout, du premier cue au dernier, sans pause. Tu n’as pas besoin d’attendre le sound‑check ; le timing du son ne change rien à la lumière. Observe chaque transition : est‑ce que les fades sont doux ou abrupts ? Un spot qui s’éteint trop vite peut laisser un « flash » désagréable.

Prends un carnet et note chaque instant où tu ressens « manque » ou « éblouit ». Parfois, le problème vient d’un angle de pan trop serré, parfois d’une intensité qui déborde. Marque la ligne du cue concerné, ajuste le pan/tilt ou le dim, puis relance ce cue. Répète jusqu’à ce que le flux soit fluide.

Petite astuce : si tu disposes d’un projecteur à zoom, utilise le zoom pour combler les petites zones d’ombre au lieu d’ajouter un nouveau luminaire. Ça économise du poids et du temps de câblage.

Contrôler la couleur et la répartition sur le plateau

Une fois que les mouvements sont bons, passe à la couleur. Passe le console en mode « color‑match » et compare les températures de couleur aux attentes du cahier des charges : 3200 K pour le warm‑up, 5600 K pour le clean look, etc. Si un wash apparaît trop bleu, ajuste la balance ou change de gel.

Ensuite, regarde la « heat map » générée par ton logiciel. Tu devrais voir chaque zone du décor recouverte par au moins deux sources (la fameuse règle du 30 %). Si une zone reste rouge (c’est‑à‑dire sous‑éclairée), ajoute un fill‑light ou décale légèrement un fixture voisin.

Et n’oublie pas les surfaces réfléchissantes : un écran blanc peut renvoyer un faisceau vers le public, créant un éblouissement inattendu. Un rideau noir, au contraire, absorbe l’excès. Ajuste le tilt de ces fixtures en conséquence.

Check‑list finale avant le jour J

  • Chaque point d’accroche vérifié physiquement ?
  • CSV importé et groupe « Vérif‑Plateau » fonctionnel ?
  • Run‑through complet, notes de chaque cue prises et ajustées ?
  • Couleurs calibrées selon le cahier des charges ?
  • Recouvrement de 30 % confirmé sur la heat map ?
  • Éblouissements résolus (tilt, gels, rideaux) ?
  • Poids total du truss sous la limite autorisée ?

Quand tout ça est coché, tu peux enfin respirer. Le lighting plot passe de « plan théorique » à « machine à émotions prête à être déclenchée ». Le plateau te remercie, le directeur de production respire, et le public n’aura jamais à savoir combien de fois tu as dû revenir sur le même cue.

Alors, prêt à valider ton lighting plot sur le plateau ? Une dernière vérif et tu seras fin prêt pour le spectacle.

Étape 6 : Finaliser le plan et préparer le rapport

Bon, on a passé le logiciel en revue, on a vérifié les poids et les couleurs, et on a même fait le run‑through sur le plateau. Maintenant il faut transformer tout ce travail en un document qui parle à tout le monde : le directeur de production, l’ingénieur son, le régisseur lumière, et même le chargé de sécurité.

1. Rassembler toutes les données clés

Commence par exporter ton lighting plot en PDF – c’est le format le plus universel. Ensuite, ouvre un tableur et copie : numéro de fixture, type, canal DMX, position X/Y/Z, pan/tilt, dimmer, couleur, et toute note spéciale (gel, filtres, zoom). Un tableau bien structuré devient ton « cahier des charges final ».

Astuce : ajoute une colonne « Priorité » (haute/moyenne/basse). Si le budget se resserre, tu sauras immédiatement quels fixtures tu peux sacrifier sans casser l’effet artistique.

2. Créer le rapport de synthèse

Le rapport doit être lisible en deux minutes. Ouvre un document Word ou Google Docs, mets le titre, la date, le nom du spectacle et le lieu. Ensuite, insère le PDF du plot en première page – les gens aiment voir le schéma avant de plonger dans les détails.

Après le schéma, place ton tableau de données. Utilise des bordures simples et des couleurs pastel pour différencier les sections (par exemple, bleu clair pour les washes, orange pour les spots). Ça rend le tout plus digeste.

Ensuite, rédige un petit paragraphe d’introduction : explique pourquoi tu as choisi tel type de luminaire, quels ont été les critères de placement, et comment tu as respecté la règle du 30 % de recouvrement. Ce texte montre que chaque décision a une raison.

3. Ajouter les check‑lists opérationnelles

Les équipes adorent les listes à cocher. Crée deux listes séparées : une pour le jour J (« Vérifier chaque point d’accroche », « Importer le CSV dans la console », « Faire le dernier run‑through ») et une pour le post‑show (« Archiver le PDF », « Mettre à jour le cahier des charges si des modifications ont été demandées »).

Inclure ces listes dans le même document évite de faire courir les techniciens d’un fichier à l’autre.

4. Mettre en forme pour le partage

Exporte le rapport final en PDF : c’est le format que la plupart des directeurs acceptent. Nomme le fichier de façon claire, par ex. LightingPlot_Prod_2025_SpectacleX.pdf. Si ton équipe utilise un système de partage comme Cinod, dépose‑le directement dans le projet correspondant – tout le monde aura accès à la même version.

Petite recommandation : ajoute un sommaire cliquable au PDF (les titres H2/H3 deviennent des ancres). Ça permet à quiconque de sauter directement à la partie « Check‑list jour J » sans faire défiler des pages.

5. Communiquer le rapport

Avant le jour J, envoie un mail court : « Bonjour à tous, le lighting plot et le rapport sont prêts, vous les trouverez en pièce jointe. Merci de confirmer la réception d’ici demain soir. » Ajoute une phrase d’encouragement, ça crée de la bonne humeur.

Si tu as un groupe de discussion Slack ou Teams, poste le PDF là‑dessus aussi. Ainsi, même les techniciens sur le plateau peuvent le consulter en un clin d’œil.

6. Dernier regard critique

Avant de claquer le bouton « Envoyer », prends cinq minutes pour relire le rapport à voix haute. Tu remarqueras souvent des coquilles ou des points qui restent flous. Corrige, sauvegarde, et tu seras tranquille.

Et surtout, rappelle‑toi : le lighting plot n’est pas seulement un dessin, c’est le fil conducteur qui transforme une idée en lumière réelle. En livrant un rapport clair, tu donnes à toute l’équipe la confiance nécessaire pour que le spectacle se déroule sans accroc.

Conclusion

On arrive au bout du chemin, mais le vrai défi commence quand le spectacle s’allume. Vous avez maintenant un lighting plot qui parle clairement à toute l’équipe, du régisseur au technicien de son.

En suivant les étapes – du cahier des charges à la vérification sur le plateau – vous avez éliminé les surprises, réduit les allers‑retours et gagné ce sentiment de confiance qui fait toute la différence le jour J.

Alors, que faire maintenant? Prenez le temps de relire votre rapport, partagez le PDF avec un petit message d’encouragement et ajoutez une check‑list de dernière minute. Un simple « tout est bon, on se retrouve demain pour le sound‑check » peut transformer une journée stressante en un moment de collaboration fluide.

Et n’oubliez pas, le lighting plot n’est pas figé. Si le metteur en scène change d’idée ou si une contrainte technique surgit, mettez à jour votre plan et informez rapidement l’équipe. La flexibilité, c’est la clé pour que chaque cue reste pertinent.

En résumé, un lighting plot bien conçu vous donne la sérénité nécessaire pour vous concentrer sur le vrai cœur du spectacle : l’émotion que vous créez pour le public. Vous avez les outils, vous avez la méthode, il ne vous reste plus qu’à allumer les projecteurs et à profiter du résultat.

FAQ

Qu’est‑ce qu’un lighting plot et pourquoi est‑il indispensable ?

Un lighting plot, c’est simplement le plan visuel où chaque projecteur est placé, câblé et assigné à un canal DMX. Sans ce dessin, chaque technicien doit deviner où aller, ce qui crée des allers‑retours inutiles le jour J. En le partageant à l’avance, on aligne tout le monde – régisseur, électricien, metteur en scène – sur la même vision et on élimine les surprises de dernière minute.

Comment choisir le bon logiciel gratuit pour créer mon lighting plot ?

Commence par définir ce dont tu as réellement besoin : une grille 2D simple suffit pour une petite scène, alors qu’une visualisation 3D aide quand tu dois vérifier les collisions de faisceaux. Teste deux ou trois outils en mode démo, regarde si l’interface permet le glisser‑déposer et l’export PDF. Priorise la compatibilité avec ton console DMX et la possibilité d’ajouter des notes rapides.

Quel niveau de détail doit figurer dans le lighting plot ?

Inclue chaque fixture avec son type, numéro de canal, position X/Y/Z, pan/tilt, couleur (gel ou LED) et toute contrainte particulière (charge maximale, distance de sécurité). Ajoute une colonne “Priorité” pour savoir quels projecteurs on peut sacrifier en cas de coupure de budget. Plus le tableau est complet, moins tu auras à deviner pendant le sound‑check.

Comment éviter les conflits de canaux DMX dans mon lighting plot ?

Avant de finaliser, fais un “scan” rapide dans le logiciel : la plupart affichent les canaux déjà utilisés. Si deux fixtures partagent le même numéro, change‑les immédiatement et note le nouveau canal dans ton tableau. Une bonne astuce consiste à réserver des blocs de canaux (par exemple 1‑20 pour les washes, 21‑40 pour les spots) afin de garder une marge de manœuvre.

Quelle est la meilleure façon de partager le lighting plot avec toute l’équipe ?

Export‑le en PDF et en CSV. Le PDF sert de référence visuelle, le CSV peut être importé directement dans la console ou le logiciel de l’électricien. Envoie le tout par mail avec un petit mot d’encouragement : « Le plot est prêt, merci de confirmer la réception d’ici demain ». Ajoute une checklist rapide en pièce jointe pour que chacun sache quoi vérifier.

Que faire si le metteur en scène change d’idée après la validation du plot ?

Ne panique pas ; garde toujours une version modifiable du fichier source. Dès que tu reçois la nouvelle demande, ajuste la position ou la couleur du projecteur concerné, re‑génère le PDF et envoie une alerte « Mise à jour du lighting plot – please review ». Un message court mais clair évite les malentendus et montre que tu restes réactif.

Comment vérifier rapidement mon lighting plot le jour J ?

Prépare un groupe de test « Vérif‑Plateau » dans ta console, charge le CSV et lance un run‑through complet avant le sound‑check. Note chaque cue qui semble trop sombre ou trop fort, ajuste le pan/tilt ou le dimmer, puis relance le cue. Une fois les écarts corrigés, fais un dernier tour de vérification de la règle du 30 % de recouvrement : chaque zone doit être couverte par au moins deux fixtures.