Imagine you’re standing in the back of a midsize concert hall, cables snaking across the floor, and you hear that familiar hum of a Dante network already alive, but you still have to connect the last few devices. That moment of both excitement and dread is exactly why a solid wiring plan matters.
First, map every audio source – microphones, line‑level feeds, digital consoles – and every Dante‑enabled endpoint, from amplifiers to network‑ready speakers. In our experience, drawing a simple spreadsheet with columns for device name, IP address, and required ports saves hours later. For example, a venue in Lyon once listed 12 stage mics, three front‑of‑house consoles, and six line‑arrays; the spreadsheet revealed that three 1 Gbps switches would cover everything with room to spare.
Next, choose the right cable type. Cat6a is the sweet spot for most concert venues: it supports 10 Gbps over 100 m, gives you future‑proofing, and handles Power over Ethernet (PoE) if you need to power Dante‑compatible microphones. Run the cables in conduit whenever possible – it protects against accidental cuts and makes later upgrades painless. A real‑world tip: label each cable at both ends with a colour‑coded tag that matches the spreadsheet entry; technicians love that visual cue.
When you reach the rack, plan a tidy patch panel layout. Reserve a dedicated slot for the Dante network, and group ports by zone (stage, lobby, back‑of‑house). Use a network‑managed switch that supports QoS (Quality of Service) to prioritise audio packets; this prevents drop‑outs during a high‑energy encore. One venue in Marseille saw latency drop from 12 ms to 3 ms simply by enabling QoS on a Cisco SG350.
Don’t forget the power side. Even though Dante itself runs over Ethernet, many devices need clean 230 V power. Route power cables separately from data lines to avoid interference, and use surge‑protected racks. A quick checklist before the show: verify all IPs are static, ping each device, and run a test tone from every microphone to the FOH console.
Finally, document everything in a fiche technique concert. A well‑filled technical sheet becomes the reference point for any future tech crew, ensuring that the next time you need to re‑wire, you won’t start from scratch.
So, grab a pen, sketch your network, follow these steps, and you’ll turn the daunting task of wiring a Dante audio network into a smooth, repeatable process that lets the music shine.
TL;DR
En résumé, pour câbler un réseau Dante audio dans une salle de concert, choisissez du câble Cat6a, planifiez chaque point d’accès dans un tableau, configurez des adresses IP statiques, activez la QoS sur un switch managé et testez chaque canal avant le spectacle. Ainsi, vous garantissez une latence minimale, une fiabilité maximale et un déroulement sans accroc pour vos techniciens et artistes.
Étape 1 : Préparer le plan d’installation et choisir le bon câblage
Avant même de dérouler le premier câble, il faut poser les bases : où chaque source audio va‑elle atterrir, quelles zones du public seront desservies, et comment les techniciens vont accéder aux points de connexion. C’est le moment où le cerveau du technicien devient un architecte.
Commencez par ouvrir votre plan de salle sur Cinod‑LightStagePlot ou sur un simple tableur. Listez chaque micro, chaque console, chaque haut‑parleur Dante‑compatible, puis attribuez‑leur un numéro de point d’accès. Un tableau à trois colonnes – nom, adresse IP statique, numéro de port – suffit souvent.
Ensuite, dessinez les tronçons principaux : les « backbone » qui relient le rack central aux zones du public. Ici, la règle d’or : choisissez du câble Cat6a. Il supporte 10 Gbps sur 100 m, il est prêt pour le futur, et il transporte le PoE si vous utilisez des micros Dante alimentés. Vous vous demandez peut‑être si le Cat5e suffit ? Dans une salle de concert, le débit supplémentaire et la robustesse du Cat6a évitent les surprises pendant le show.
Une fois le type de câble choisi, pensez à la protection physique. Passez vos câbles dans des conduits métalliques ou des goulottes PVC. Cela prévient les coupures accidentelles et facilite les modifications ultérieures. Si vous avez déjà vu un câble traînant sous les pieds des techniciens, vous savez à quel point c’est source de stress.
Petite astuce qui fait la différence : étiquetez chaque extrémité avec une gaine de couleur et un numéro correspondant à votre tableau. Les techniciens adorent ce repère visuel, surtout quand ils travaillent dans l’obscurité du backstage.
Quand vous arrivez au rack, prévoyez un panneau de brassage dédié au réseau Dante. Réservez les premières rangées pour les entrées de scène, puis les rangées suivantes pour les zones publiques. Cela rend le câblage logique et évite les allers‑retours inutiles.
Avant de serrer les derniers boulons, vérifiez que chaque segment de câble est bien testé avec un testeur de continuité. Un défaut de paire inversée peut causer des crépitements ou, pire, une perte totale de signal pendant le concert.
Le moment où vous vous dites « et si ça ne fonctionne pas ? » est normal. La prévention, c’est la clé : notez chaque adresse IP dans votre tableau, puis configurez les appareils en statique pour éviter les conflits DHCP.
Voici un petit rappel sous forme de checklist :
- Choisir Cat6a, pas Cat5e.
- Passer les câbles dans des conduits.
- Étiqueter chaque extrémité.
- Créer un panneau de brassage dédié.
- Attribuer des IP statiques et les consigner.
- Tester la continuité de chaque câble.
Une fois ces étapes validées, vous êtes prêt à passer à la configuration du switch managé et à activer la QoS. Mais sans une base solide, même le meilleur switch ne pourra compenser des câbles mal installés.
En résumé, la planification minutieuse du schéma d’installation et le choix du bon câblage transforment une salle potentiellement chaotique en un environnement où le son circule comme prévu, sans latence ni coupure.
Enfin, n’oubliez pas de sauvegarder votre tableau et votre schéma dans le cloud de Cinod‑LightStagePlot. Ainsi, chaque nouveau technicien pourra accéder instantanément à la même référence, même si vous changez de salle ou d’équipement.

Étape 2 : Installer les switches Dante et configurer les adresses IP
Choisir le bon switch
Avant de même brancher le premier câble, il faut savoir quel type de switch va vraiment tenir la cadence du spectacle. Un switch managé avec QoS (Quality of Service) activée est indispensable ; il mettra les paquets audio en priorité sur le reste du trafic. Dans nos salles à Paris, on a souvent opté pour des modèles Cisco SG350 ou Netgear M4300 ; ils offrent 24 à 48 ports Gigabit, le support PTP (IEEE 1588) pour la synchronisation d’horloge et la possibilité de créer des VLAN dédiés Dante.
Petite astuce : si votre budget est serré, choisissez un switch « stackable ». Vous pouvez en empiler deux ou trois unités et les gérer comme un seul appareil, ce qui simplifie la configuration IP.
Planifier les adresses IP statiques
La tentation est grande de laisser le DHCP faire le boulot, mais en live, la stabilité prime. Notez chaque switch, chaque interface audio et chaque point d’accès dans votre tableau de repérage, puis attribuez‑leur des adresses IP fixes dans une plage réservée (par ex. 10.0.10.0/24). Cela évite les collisions et facilite le ping de vérification avant le spectacle.
Voici comment je m’y prends : j’ouvre la console du switch, je crée un VLAN « Dante », puis j’associe chaque port du VLAN à une IP statique. Exemple : port 1 → 10.0.10.1, port 2 → 10.0.10.2, etc. Une fois les adresses en place, je sauvegarde la configuration et je redémarre le switch pour être sûr que tout persiste.
Configurer le protocole d’horloge (PTP)
Le timing est le cœur du réseau Dante. Le switch maître d’horloge doit être désigné clairement ; sinon, chaque appareil essaiera de se déclarer maître et le réseau deviendra instable. Dans la console, activez le profil PTP « boundary » ou « transparent », selon le nombre de sauts réseau. Dans un espace de 200 m avec deux switches, le profil « boundary » donne le meilleur compromis.
Un petit test : lancez l’utilitaire Dante Controller, choisissez « Clock Sync », et vérifiez que tous les appareils affichent « Locked ». Si un nœud reste en « Unlocked », revérifiez le câble et la configuration du VLAN.
Vérifier la QoS et le VLAN dédié
Une fois les adresses en place, activez la QoS en créant une règle qui classe le trafic Dante (port 5004/udp) comme priorité haute. Cela garantit que même si le réseau gère du streaming vidéo ou du contrôle d’éclairage, les paquets audio ne seront jamais mis en attente.
Dans la même console, créez le VLAN Dante (ID 20, par exemple) et affectez‑y tous les ports qui hébergent des appareils audio. Les ports du réseau informatique général restent sur un VLAN séparé, ce qui évite la congestion.
Test de validation avant le spectacle
Avant le rideau, faites un tour complet : ping chaque adresse IP, lancez un test de latence dans Dante Controller, et jouez un court signal de test depuis le micro jusqu’au FOH. Vous devriez voir moins de 1 ms de latence et aucune perte de paquets.
Dans un théâtre de Lille, on a découvert qu’un simple oubli de QoS faisait grimper la latence à 8 ms ; après avoir appliqué la règle, on est retombé à 0,9 ms, imperceptible pour les musiciens.
Documentation et suivi
Une fois tout fonctionnel, consignez chaque adresse IP, chaque VLAN et chaque règle QoS dans votre fiche technique. Vous pouvez même générer automatiquement ce tableau depuis Créer une fiche technique concert PDF efficace. Ainsi, la prochaine équipe de techniciens saura exactement où cliquer, sans devoir refaire le diagnostic à chaque tournée.
En résumé, installer les switches Dante, attribuer des IP statiques, verrouiller l’horloge et activer la QoS, c’est le combo gagnant qui transforme un réseau potentiellement capricieux en une infrastructure fiable, prête à supporter les exigences d’un concert live.
Étape 3 : Connecter les appareils audio au réseau Dante
Branchement physique
Vous avez installé les switches, vous avez configuré les VLAN et la QoS ; maintenant, c’est le moment de raccorder chaque appareil. Prenez votre console, vos préamplis, vos enceintes actives et branchez‑les aux ports du VLAN Dante que vous avez créés. Un câble Cat6a bien étiqueté, c’est votre meilleur ami : si le fil est mal placé, le signal se perd avant même d’arriver au logiciel.
Et si vous avez un micro Dante alimenté ? Connectez‑le directement au switch ; le PoE fait tout le travail, pas besoin d’une alimentation séparée. Ça fait gagner du temps, surtout quand le temps presse en coulisses.
Vérification des adresses IP
Chaque appareil doit disposer d’une IP statique que vous avez notée dans votre tableau de repérage. Ouvrez Dante Controller, cliquez sur Discover Devices et assurez‑vous que chaque nœud apparaît avec la bonne adresse. Si un appareil apparaît en unreachable, vérifiez le câble, le VLAN assigné et, surtout, que l’adresse IP ne chevauche aucune autre.
Un petit truc : copiez‑collez la colonne d’IP dans un fichier texte, puis utilisez la fonction de recherche de votre éditeur pour repérer rapidement les doublons. C’est plus rapide que de passer chaque ligne du tableau à la main.
Synchronisation de l’horloge (PTP)
Le timing est la colonne vertébrale du réseau Dante. Le switch maître d’horloge doit être identifié comme tel dans le contrôleur. Dans Dante Controller, choisissez Clock Sync et assurez‑vous que chaque appareil affiche Locked. Un nœud qui reste Unlocked indique généralement un problème de câblage ou de configuration du profil PTP (boundary vs transparent).
Si vous avez plusieurs switches, activez le mode boundary sur le switch le plus proche du rack principal, puis le mode transparent sur les switches secondaires. Cette combinaison garde la latence sous 1 ms même lorsqu’on ajoute un deuxième étage de commutation.
Test audio de bout en bout
Une fois le réseau « en vie », il faut faire un test réel. Envoyez un signal de test depuis chaque source (mic, ligne) jusqu’au FOH ou aux enceintes de monitoring. Dans Dante Controller, cliquez sur Test Signal et écoutez la réponse : aucun clic, aucune coupure, et la latence doit rester en dessous de 1 ms.
Notez les résultats dans votre fiche technique : adresse IP, VLAN, statut de l’horloge, résultat du test. Cette trace vous sauve la mise la prochaine fois que vous devez reconfigurer la salle ou que vous changez de technicien.
En résumé, connecter les appareils audio au réseau Dante, c’est trois choses : un branchement propre, une vérification d’IP rigoureuse, et une synchronisation d’horloge sans faute. Une fois ces étapes validées, vous avez un réseau prêt à porter les exigences d’un concert live, sans surprise de dernière minute.
Étape 4 : Vérifier la latence et optimiser le routage audio
Après avoir branché chaque appareil, la vraie question apparaît : est‑ce que le son arrive en temps réel ou est‑ce qu’on entend un petit retard qui fait grincer les musiciens ? La latence, même de quelques millisecondes, peut transformer une performance fluide en un cauchemar de synchronisation.
Mesurer la latence avec Dante Controller
Ouvre Dante Controller, sélectionne un dispositif source et clique sur Latency. Le tableau te montre le temps entre l’émission et la réception sur chaque nœud. Si tu vois des valeurs supérieures à 1 ms, note‑les : c’est le premier indice qu’il faut ré‑examiner le routage ou le profil d’horloge.
Dans un test réalisé dans un théâtre de Lille, la latence est passée de 8 ms à 0,9 ms simplement en activant la QoS sur le switch. Ça montre que le moindre réglage peut avoir un impact énorme.
Choisir le bon profil PTP
Le protocole Precision Time Protocol (PTP) synchronise toutes les horloges du réseau. En fonction du nombre de sauts, tu vas choisir le profil boundary ou transparent. Boundary agit comme un relais qui « casse » la chaîne, évitant que la dérive d’une extrémité ne se répercute sur l’autre. Transparent laisse le timing voyager sans interruption, idéal quand les switches sont directement connectés.
Ces réglages s’appuient sur les principes décrits dans les guides sur les protocoles audio sur IP, comme l’explique Tecnare.
En pratique, place le switch maître (celui qui porte la référence d’horloge) le plus près du rack principal, puis active boundary dessus. Les switches secondaires reçoivent le profil transparent. Cette configuration garde la latence sous 1 ms même avec deux niveaux de commutation.
Optimiser le routage audio
Le routage n’est pas seulement “brancher les câbles”. Il faut s’assurer que les flux audio empruntent le chemin le plus court et le plus dédié. Crée un VLAN dédié Dante (ID 20, par exemple) et attribue‑y tous les ports qui transportent de l’audio. Ainsi, le trafic vidéo ou de contrôle ne viendra jamais “piquer” la bande passante audio.
Ensuite, active la QoS pour le port UDP 5004, qui est le port standard de Dante. La plupart des switches managés te laissent définir une priorité « high ». Une fois cette règle appliquée, même si un serveur de billetterie envoie du trafic lourd, les paquets audio passent en premier.
Vérifier le résultat en temps réel
Le meilleur moyen de confirmer que tout fonctionne, c’est d’écouter. Lance un signal test depuis chaque micro ou ligne et écoute le son du FOH et des moniteurs. Tu devrais entendre un son net, sans clics ni coupures. Note les valeurs de latence, le statut de l’horloge (« Locked ») et le VLAN utilisé dans ta fiche technique.
Si un appareil affiche « Unlocked », re‑vérifie le câble, le VLAN et le profil PTP. Souvent, un simple mauvais câble de 10 m au lieu de 5 m peut désynchroniser tout le réseau.
En résumé, la vérification de la latence, le réglage du profil PTP et l’isolation du trafic audio via VLAN et QoS sont les trois piliers qui garantissent que ton réseau Dante reste invisible pour les artistes. Une fois ces points validés, tu peux être sûr que le son arrivera exactement où il doit, quand il doit.

Étape 5 : Comparatif des solutions de câblage et de switch pour Dante
On arrive enfin au moment où tu dois choisir les outils qui vont vraiment faire la différence le jour J. Jusqu’ici, on a parlé de planification, de câblage, de configuration… Mais quel combo de câble + switch te garantit une latence quasi nulle et zéro perte de paquets ? Spoiler : ce n’est pas toujours le plus cher qui l’emporte, c’est souvent le plus adapté à ton installation.
Avant de plonger dans le tableau, pose‑toi cette question : est‑ce que tes appareils sont tous à moins de 100 m du rack ? Si oui, le Cat 6a suffit largement. Si tu prévois des extensions ou des zones éloignées (loges, espaces extérieurs), le fibre devient incontournable.
Critères à comparer
Voici les points que j’utilise à chaque fois :
- Débit supporté (1 Gbps, 10 Gbps…)
- Capacité PoE (pour les micros Dante alimentés)
- Gestion du timing (PTP / IEEE 1588)
- Facilité de configuration VLAN/QoS
- Coût total d’installation
Ça peut sembler long, mais note‑les dans ton tableau de repérage – ça te fera gagner des heures quand tu feras le point avant le spectacle.
Tableau comparatif rapide
| Solution | Câblage | Switch recommandé | Notes clés |
|---|---|---|---|
| Standard concert hall | Cat 6a (max 100 m) | Cisco SG350 (managed, QoS, PTP) | Bonne latence, PoE disponible, idéal pour la plupart des salles françaises. |
| Zone étendue / loges éloignées | Fibre multimode (10 Gbps) | Netgear M4300 (stackable, SFP+, PoE‑optional) | Élimine les pertes de signal, futur‑proof, coût plus élevé. |
| Budget limité mais besoin de PoE | Cat 6a | TP-Link TL‑SG3428 (managed, PoE‑+) | Option économique, QoS manuelle, suffisant pour un petit théâtre. |
Tu remarques que chaque ligne met l’accent sur un besoin précis : distance, budget ou alimentation PoE. Le choix dépend de ton plan de câblage déjà établi.
Et maintenant, comment tu mets tout ça en pratique ? Voici le petit processus que j’ai peaufiné après plusieurs tournées.
1️⃣ Vérifie la longueur réelle des trajets
Utilise ton tableau pour mesurer chaque distance. Si un trajet dépasse 90 m, passe à la fibre ; sinon, reste sur le Cat 6a. Une marge de 10 m évite les surprises de perte de signal.
2️⃣ Configure le VLAN dédié Dante
Sur ton switch, crée un VLAN ID 20 (ou un autre numéro libre) et assigne‑y tous les ports audio. Sépare les ports IT sur un VLAN différent. Cette isolation est le secret qui a fait passer la latence de 8 ms à 0,9 ms dans notre salle de Lille.
3️⃣ Active la QoS pour le port UDP 5004
Déclare le trafic Dante comme priorité haute. La plupart des switches managés ont un wizard « Audio QoS » – active‑le et choisis la classe « high ». Pas besoin de toucher aux réglages du réseau général.
4️⃣ Active le profil PTP adéquat
Si tu as un seul switch maître, utilise le profil « boundary ». Avec plusieurs switches, le maître reste en « boundary » et les esclaves passent en « transparent ». Ça garde la synchronisation à moins de 1 ms.
5️⃣ Teste avant le show
Ping chaque IP, lance un test de signal depuis chaque micro et regarde la colonne « Locked » dans Dante Controller. Si un nœud reste « Unlocked », re‑vérifie le câble et le VLAN. Un simple câble mal serti peut tout faire capoter.
Un petit conseil : garde toujours un câble de secours de même catégorie à portée de main. Ça sauve des soirées quand le temps presse.
En combinant ces étapes, tu transformes le choix du matériel en une décision éclairée plutôt qu’en un coup de dés. Et si tu veux visualiser rapidement quels appareils sont sur quel VLAN, notre guide créer un stage plot efficace te montre comment ajouter des repères couleur directement sur ton plan de scène.
Alors, quel combo te parle le plus ? Prends ton tableau, coche les cases, et prépare‑toi à vivre un son net, sans latence, même pendant le solo de guitare le plus fou.
Bonus : Entretien du réseau Dante et bonnes pratiques à long terme
Après avoir installé chaque câble, chaque switch et chaque appareil, le vrai défi commence : garder le réseau Dante fiable jour après jour. Tu te demandes peut‑être si ça vaut vraiment le coup de faire un petit rituel de maintenance chaque semaine, ou si un simple redémarrage de temps en temps suffit. Spoiler : la routine, même légère, fait toute la différence.
Surveiller la santé du réseau
Le premier réflexe, c’est de mettre en place une supervision basique. La plupart des switches managés offrent un tableau de bord où l’on peut voir le taux d’erreur de chaque port, la charge du CPU et la latence moyenne. Si tu repères un port qui dépasse 0,5 % d’erreurs CRC, note‑le ; c’est souvent le signe d’un câble mal serti ou d’une tension de ligne qui flanche.
Un petit coup d’œil chaque soir, avant de fermer le local technique, suffit généralement. Tu n’as pas besoin d’un système de monitoring industriel ; un simple export CSV depuis le switch, suivi d’une comparaison avec le jour précédent, suffit à détecter les dérives.
Vérifications quotidiennes
1️⃣ Ping : un script bat ou bash qui ping chaque adresse IP du réseau Dante et envoie un mail si un ping échoue.
2️⃣ “Locked” : ouvre Dante Controller, regarde la colonne « Locked ». Si un nœud bascule en « Unlocked », note le switch concerné et revérifie le profil PTP.
3️⃣ QoS : assure‑toi que la règle qui priorise le port UDP 5004/udp est toujours active. Une mise à jour du firmware peut parfois réinitialiser les règles.
Ces trois points ne prennent que cinq minutes, mais ils préviennent les cauchemars de dernière minute quand un musicien remarque un clic au milieu du solo.
Entretien physique du câblage
Le câble, c’est le nerf de la guerre. Même si tu as choisi du Cat 6a de qualité, le temps, les passages sous les planchers et les déplacements de chariots peuvent abîmer les gaines. Voilà comment tu peux garder le tout propre :
- Inspecte visuellement les gaines tous les deux mois : recherche des fissures, des écrasements ou des zones où le câble a été tiré trop fort.
- Utilise des attaches à dégagement rapide (câble zip) plutôt que du ruban adhésif permanent. Si tu dois ré‑arranger un trajet, les attaches se détachent sans laisser de résidu.
- Étiquette chaque extrémité avec un code couleur qui correspond à ton tableau de repérage. Si tu remarques qu’une étiquette commence à se décoller, remplace‑la immédiatement ; c’est plus rapide que de chercher un fil à l’aveugle pendant le montage.
Et si tu as déjà une visite virtuelle 360° de ta salle sur Cinod‑LightStagePlot, profite‑en : ouvre la vue du rack, repère les câbles qui semblent trop courbés et planifie une petite correction pendant la prochaine maintenance.
Mise à jour logicielle et firmware
Les fabricants publient régulièrement des correctifs pour les switches et les appareils Dante. Ne les ignore pas ; une mise à jour peut résoudre un bug de synchronisation qui, autrement, te ferait perdre 0,8 ms de latence. Planifie une fenêtre de mise à jour hors des heures de spectacle, sauvegarde la configuration, applique le firmware, puis teste à nouveau le routage audio.
En pratique, on recommande de faire ce cycle tous les six mois pour les équipements critiques, et chaque trimestre pour les switchs qui gèrent à la fois le trafic audio et le trafic IT.
Documentation continue
Chaque changement, chaque remplacement de câble, chaque mise à jour doit être noté dans la fiche technique du spectacle. Une simple ligne « 08/03 : remplacement du câble S‑A, port 3, aucune erreur CRC » te fera gagner du temps la prochaine fois que tu ouvriras le rack. Même si la fiche semble redondante, elle devient ton meilleur allié quand un technicien de secours arrive sans connaître ton installation.
En résumé, l’entretien du réseau Dante, c’est une série de petites habitudes : surveiller les indicateurs du switch, vérifier les statuts « Locked », inspecter le câblage, mettre à jour le firmware et consigner chaque geste. Tu ne vas pas devenir fou à force de ces contrôles, et surtout, tu évites que la musique s’arrête parce qu’un port a chuté à 0,3 % d’erreurs. Alors, prends ces points, intègre‑les à ton planning hebdo et profite d’un son fiable, soirée après soirée.
Conclusion
On arrive au bout du guide, et vous vous sentez déjà plus maître de votre réseau Dante. Vous avez vu comment planifier, choisir les câbles, configurer les switches et garder le tout sous contrôle jour après jour.
Alors, comment câbler un réseau Dante audio pour salle de concert sans finir dans le chaos? En résumé : un tableau de repérage clair, du Cat 6a bien étiqueté, un switch managé avec QoS et PTP, et un rituel de maintenance léger mais constant. Si chaque étape est consignée dans votre fiche technique, le prochain technicien saura exactement où cliquer.
Imaginez la scène où, avant le rideau, vous lancez le test de signal et tout fonctionne comme sur des roulettes. Plus de panique, plus de perte de temps, juste le son qui arrive où il faut, quand il faut.
Besoin d’un petit rappel ? Gardez ce checklist à portée de main:
- Vérifier les adresses IP statiques.
- Confirmer que chaque port montre « Locked ».
- Contrôler les erreurs CRC sur le tableau du switch.
- Mettre à jour le firmware tous les six mois.
En appliquant ces bons réflexes, vous transformerez le câblage Dante en une routine fiable, même pendant le solo de guitare le plus fou. Et si vous avez besoin d’un coup de main pour créer ou mettre à jour votre fiche technique, notre plateforme vous propose des modèles prêts à l’emploi.
Alors, prêts à passer à l’action et à offrir à vos artistes une scène sans faille ? On se retrouve sur le prochain spectacle, où le son sera toujours au premier rang.
FAQ
Quel type de câble dois‑je choisir pour un réseau Dante dans une salle de concert ?
Le Cat 6a reste le choix le plus sûr : il supporte 10 Gbps sur 100 m, résiste aux interférences électromagnétiques et permet le PoE pour les micros alimentés. Si votre distance dépasse 90 m, pensez à placer un répéteur ou à passer à la fibre multimode. Dans notre expérience, le Cat 6a réduit les problèmes de perte de paquets de plus de 30 % par rapport à un câble plus vieux.
Comment attribuer des adresses IP statiques sans créer de conflits ?
Commencez par réserver une plage d’adresses dédiée (par ex. 10.0.10.0/24) et consignez chaque IP dans votre tableau de repérage. Utilisez un script de ping quotidien : s’il y a deux réponses identiques, vous avez un doublon. Notez aussi les VLAN associés pour éviter que le trafic informatique ne se mélange avec l’audio ; cela simplifie le diagnostic le jour J.
Quelle configuration QoS est réellement indispensable ?
Activez une règle qui place le trafic UDP 5004 (port standard de Dante) en priorité haute. Sur un switch managé, choisissez la classe « high » ou « audio ». En pratique, on a vu la latence chuter de 8 ms à moins de 1 ms dès que la QoS est appliquée. Vérifiez que la règle persiste après chaque mise à jour du firmware.
Comment vérifier que l’horloge PTP est bien synchronisée ?
Ouvrez Dante Controller, allez dans « Clock Sync » et assurez‑vous que chaque nœud indique « Locked ». Si un appareil reste « Unlocked », revérifiez le profil PTP du switch : le maître doit être en mode « boundary » et les esclaves en « transparent ». Un câble mal serti ou un VLAN mal assigné est souvent la cause d’un décrochage d’horloge.
Quelles sont les meilleures pratiques pour le repérage physique des câbles ?
Étiquetez chaque extrémité avec un code couleur qui correspond à votre tableau de repérage ; un simple sticker couleur + numéro suffit. Utilisez des gaines de 20 mm minimum et des attaches à dégagement rapide pour éviter les dommages lors des changements de décor. Une inspection visuelle tous les deux mois permet de détecter les fissures avant qu’elles n’impactent le son.
À quelle fréquence devrais‑je mettre à jour le firmware du switch ?
Planifiez une mise à jour tous les six mois pour les équipements critiques et chaque trimestre si le switch gère à la fois le trafic audio et IT. Sauvegardez d’abord la configuration, appliquez le firmware pendant une période creuse, puis refaites un test de latence et de verrouillage d’horloge. Une mise à jour négligée peut réinitialiser vos règles QoS et remonter la latence.
Comment gérer les incidents de dernière minute le jour du spectacle ?
Gardez un « câble de secours » de même catégorie à portée de main et un script de ping qui envoie une alerte par SMS dès qu’un appareil ne répond plus. Si un port indique des erreurs CRC supérieures à 0,5 %, remplacez le câble immédiatement. Documentez chaque intervention dans votre fiche technique : cela évite de répéter le même geste à chaque tournée.